âïž Hello et bon lundi, vous vous souvenez, la semaine derniĂšre, on regardait ensemble comment les grands modĂšles de langage dâintelligence artificielle pouvaient encore Ă©voluer, apprendre, grandir⊠Ou pas.
đ€ Alors cette semaine, on se penche, via un article passionnant du New York Times qui est allĂ© se balader dans des entrepĂŽts de maintenance, sur les dĂ©fis qui restent Ă relever pour les robots. Ăa nous apprendra forcĂ©ment quelque chose, y compris sur les IA.
đ§š Au programme : 514 mots pour 2 min 30 de lecture. Enjoy ! David.
De ce que les robots sont capables de faire ou pas. Quand on a dit ça, on pense souvent aux engins Ă deux ou quatre pattes fabriquĂ©s par Boston Dynamics et dont les vidĂ©os nous projettent dans des futurs dystopiques inquiĂ©tants. Mais pour ĂȘtre plus proche de la rĂ©alitĂ© du travail des robots, il vaut mieux regarder ce quâil se passe dans des entrepĂŽts afin de comprendre ce qui se joue.
Ce quâon constate, câest que les robots sont partout. Chez Amazon par exemple, ils accomplissent des tĂąches spĂ©cifiques comme dĂ©placer des colis ou charger des chariots. Et des bras robotiques performent dans des missions ciblĂ©es comme le tri ou le dĂ©chargement de camions.
Sâils ont permis d'augmenter la productivitĂ© (un entrepĂŽt robotisĂ© peut traiter les colis 25 % plus vite et Ă moindre coĂ»t), ils nâont pas remplacĂ© tous les emplois et il reste beaucoup dâhumains autour dâeux. Aux Etats-Unis, on compte 1,8 million de personnes travaillant dans lâentreposage et manutention et il y en aurait 135.000 en France. Ces emplois concernent notamment la surveillance et la maintenance de machines, mais aussi des tĂąches que les robots sont toujours incapables de faire.
UN MOT DE NOTRE SPONSOR
Sherpai, le guide IA pour atteindre les sommets des rĂ©seaux sociaux. Toutes vos donnĂ©es issues des rĂ©seaux sociaux au mĂȘme endroit. Lâintelligence artificielle pour les interprĂ©ter. Pour plus dâinfos, contactez agathe@loopsider.com.
Cela tient un mot : lâimprĂ©visible. Ces limites apparaissent en effet dĂšs quâil y a un peu plus de complexitĂ© dans les tĂąches Ă effectuer. Ou quand il y a des questions de choix Ă faire. Par exemple, les robots ne sont pas capables de faire correctement ce quâon appelle la cueillette, câest-Ă -dire de devoir prendre un colis ou un paquet parmi plusieurs. La plupart du temps, il se trompe.
Tout ce qui est prĂ©visible est aujourdâhui susceptible dâĂȘtre automatisĂ© Ă grande Ă©chelle. Mais tout ce qui relĂšve de lâimprĂ©visible reste donc hors de portĂ©e. Les humains restent essentiels pour les tĂąches complexes et pour superviser les robots. Bref, pour les activitĂ©s les plus qualifiĂ©es. On le savait dĂ©jĂ intuitivement mais lĂ , on le constate.
Il y a aussi des questions de coĂ»t. Des robots humanoĂŻdes peuvent avoir des fonctionnalitĂ©s plus avancĂ©es, mais ils coĂ»tent pour le moment trop cher et leur efficacitĂ© nâest pas encore optimum.
Dans une Ă©poque oĂč on ne cesse de se demander oĂč sont les limites de lâintelligence artificielle, il est intĂ©ressant de noter partout oĂč câest possible ce quâest la valeur ajoutĂ©e humaine. En lâoccurrence, ĂȘtre capable de prendre une dĂ©cision, notamment dans une situation imprĂ©visible.
Est-ce que lâIA pourra changer ça ? En partie. Aux Etats-Unis, certains robots ont appris Ă faire le tri entre les colis selon leurs tailles grĂące au machine learning.
(A demain pour une nouvelle question Hupster, on hésite encore entre plusieurs sujets)
...
