Kessel

Paris capitale de l'IA, love and robot et Bluesky-mania ?

👉 nos 3 histoires de la semaine

Hupster
4 min â‹… 16/02/2024

🔎 Hello et bienvenue dans notre newsletter du vendredi. L’objectif : vous sélectionner les meilleures histoires sur l’économie de la création qu’on a lues, vues, entendues dans la semaine et qu’on vous conseille pour votre week-end.

👉 Où l’on apprend qu’on peut réussir ses dates grâce à DeepL.

🧨 Au programme de ce numéro : 1 199 mots pour 2 ½ minutes de lecture.

Enjoy (et bon week-end) ! David, Johan et Harold.


1. Paris, l’IA en CAPITALE

repéré par Harold

Name a better trio // © Harold GRANDName a better trio // © Harold GRAND

Jeudi matin, je suis allé pour vous à l’inauguration du nouveau hub IA de Google à Paris. Un immeuble en plein IXème arrondissement refait à neuf, 5 étages, une belle cantine au sous-sol prête à accueillir 300 (!!!) chercheurs spécialisés. Mais ce qui m’a le plus surpris, ce n’est pas forcément l’endroit mais plus l’audience. Sundar Pichai (CEO de Goolge), en chair et en os, avait fait le déplacement entouré de ministres, d’élus et autres grands dirigeants de médias et de régulateurs français. Même s’il se demande un peu ce qu’il fait là (cf photo), le big boss a qualifié notre chère capitale de « magnet for tech talents [dans le texte ] », et ce n’est pas le seul comme nous le raconte cette très bonne analyse du Monde publiée cette semaine que l’on vous résume en 3 points. 

  • Les talents

    Paris attire grâce à sa main-d’œuvre, autrement dit ses ingénieurs. Formés dans les plus grandes écoles type Polytechnique, ils sont beaucoup à revenir dans l’hexagone après un passage dans la Silicon Valley. Le premier d’entre eux, et peut-être le plus symbolique, c’est Arthur Mensch dont on a déjà parlé sur Hupster, qui après avoir travaillé chez Google a fondé notre Open AI à nous : Mistral AI. Et c’est un exemple parmi d’autres, chez Kyutai, une autre pépite parisienne, quatre chercheurs sont issus de Meta et deux de Google DeepMind rappelle Le Monde.

  • L’éco-système

    C’est un terme large que les startuppeurs adorent mais derrière lui, il y a aussi beaucoup de concret. Si les talents de l’IA choisissent en nombre aujourd’hui la France, et surtout Paris, c’est grâce à ses infrastructures. On a parlé des formations, on peut aussi penser à des incubateurs comme Station F ou des technos de pointe comme le « supercalculateur » de Scaleway (filiale d’Iliad) situé à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Au-delà de l’IA, l’Île-de-France est la 6ème économie de l’Union européenne, devant un pays comme la Suède, un argument qui a de quoi tiquer, jusque dans la Silicon Valley.

  • Et si ce n’était qu’un début ?

    La fuite des cerveaux est-elle en train de s’inverser ? Après Meta et son labo IA inauguré à Paris en 2015, c’est donc aujourd’hui Google qui en remet une couche comme on l’a dit plus haut (mais qui garde le siège de sa pépite de recherche en IA DeepMind à Londres). Les labos c’est bien mais ça ne fait pas tout car il reste encore un obstacle de taille : l’argent ! Comment faire face aux moyens démesurés des Américains où un acteur comme Open AI dispose de plus de 13 milliards de $ de budget - venus tout droit des poches de Microsoft -, de services de cloud de pointe (là aussi grâce à Microsoft) et de plus de 800 ingénieurs. Pas de quoi inquiéter Bruno Le Maire qui le dit droit dans les yeux à Sundar Pichai : « J’aime la compétition ». Game on.


2. Je t’AI, moi non plus

repéré par Johan

Ceci n'est (presque) plus une fiction // © HerCeci n'est (presque) plus une fiction // © Her

De quoi on parle ? Du marronnier de la Saint-Valentin qui nous a permis de dénicher quelques pépites. Comment allons-nous aimer dans les prochaines années ? Qui allons-nous aimer ? Faut-il se méfier de la technosexualité ? Ou l’embrasser ? Deux articles ont retenu mon attention.

  • La langue n’est plus une barrière

    C’est l’histoire que nous apprennent LeRoy Romero, originaire d’Arizona et Brenda Ochoa, du Mexique. Un de leur ami commun leur a organisé un date, mais comme aucun des deux ne parlait la langue de l’autre, ils ont sorti leur smartphone et commencé à dialoguer via des applications de traduction telles que Google Translate et DeepL. 

    Et au fur et à mesure que leur histoire devenait sérieuse, et que leur long distance relationship s’affirmait, l’Américain et la Mexicaine ont utilisé de plus en plus de technos : vidéos doublées, visios traduites en temps réel et transmises via une oreillette… (On ne vous dit pas tout de la suite de l’histoire mais ça ressemble bien à un Happy ending.)

    Pourquoi c’est vraiment intéressant ? Parce que si on sait depuis quelques temps que ce genre d’histoire est possible — même de tomber amoureux d’une IA, c’est vieux comme un film de cinéma, il existe toujours des tournants inattendus dans les usages. Et ce qu’il s’est passé entre LeRoy et Brenda, je n’aurais vraiment pas parié dessus. Ils ont réduit le small talk à la portion congrue et ont échangé leurs aspirations profondes, leurs rêves…  Étrange, non?

  • Mes petit.e.s ami.e.s AI ne sont pas vos ami.e.s

    C’est une étude de la Mozilla Fondation qui pointe des failles dans les robots conversationnels « amoureux » — Hello Joaquim. Misha Rikov, l’auteur de l’étude, a testé 11 AI Chatbots « romantiques ». Et sa conclusion est absolument sans appel : 

    « Que ce soit bien clair : vos petites amies virtuelles ne sont pas vos amies. Bien qu'elles soient marketées pour vous promettre l’amélioration de votre santé mentale et votre bien-être, elles finissent par créer de le dépendance, de la solitude et la toxicité, tout en extrayant autant de données que possible de votre part ». Ah l’amour, ce sentiment merveilleux et parfois à sens unique...


UN MOT DE NOTRE SPONSOR

Sherpai, le guide IA pour atteindre les sommets des réseaux sociaux. Toutes vos données issues des réseaux sociaux au même endroit. L’intelligence artificielle pour les interpréter


3. Bluesky, le réseau du moins fort

repéré par David

Twitter ? Non, Bluesky // © BlueskyTwitter ? Non, Bluesky // © Bluesky

Après une année de test en bêta fermée, sur invitation uniquement, Bluesky s'est ouvert à tous. Désormais, n'importe qui peut s'inscrire avec seulement une adresse email. En deux jours seulement, le service a enregistré plus d'un million de nouveaux inscrits. C’est beaucoup mais pas assez. Dans sa newsletter TechScape, Alex Hern revient sur les enjeux qui attendent désormais Bluesky. Ou comment s’imposer quand on est petit et qu’on arrive après tout le monde.

  • Une phase bêta productive… 

    Durant un an, en petit comité, Bluesky a bénéficié de l'opportunité d'améliorer son service grâce aux retours d'un groupe d'utilisateurs restreint mais engagé. L’entreprise a pu développer des outils de modération originaux pour son approche « décentralisée » du réseau social et a lancé des versions pour Android et le web, tout en créant une identité visuelle cohérente. 

  • …mais aussi décevante

    Mais qui dit petit comité, dit discrétion. Au cours de l'année écoulée, Bluesky est resté sous les radars. Et l’élan d'excitation des « first users » a été douché par le manque de contenus et d’interactions. Paradoxe : ce sont les mêmes qui oublient qu’aux premières grandes heures de Twitter, il n’y avait pas tant de monde que ça. Bluesky ne doit pas seulement s’imposer sur un marché mais dans les mémoires déformées d’un passé pourtant récent. Pourtant il est possible de s’imposer sur un marché a priori fermé, Twitter l’a fait face à Facebook dans le micro-blogging ou TikTok face à Youtube dans les shorts.

  • Attirer les bons profils

    Le principal défi est de trouver le bon équilibre entre les différents types d’utilisateurs, entre celui qui commente, celui qui poste, celui qui crée du contenu, celui qui rôde. C’est vrai pour Bluesky comme pour tous les potentiels remplaçants de Twitter/X, comme Threads ou Mastodon. Et pour l’instant, sur Bluesky, ça manque de rôdeurs.


    One more thing

    Nous vivons désormais dans un monde où Sora existe… Sora, c’est le nouveau joujou développé par Open AI, le créateur de Chat GPT, annoncé jeudi soir. Avec Sora, il vous suffit de taper un texte pour que ce dernier se transforme en vidéo. Tout simplement. Aux États-Unis, les créateurs sont déjà comme des fous face aux potentiels usages infinis. On vous met en lien ce papier de WIRED qui a pu s’approcher du modèle Sora et qui a une certitude : c’est une killer app notamment pour les videos short et donc pour le monde de la création sur les réseaus sociaux comme TikTok. Le cinéma lui attendra, selon WIRED, mais encore pour combien de temps…?


UN MOT DE NOTRE COMPTE TIKTOK

Pour ne rien louper de nos vidéos short, rendez-vous sur notre compte TikTok. Chaque jour en une minute, on vous présente une entreprise, un profil, un produit, une innovation à suivre dans ce merveilleux monde de la creator economy.

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Hupster

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