🔎 Hello, on inaugure cette semaine un nouveau rendez-vous : la question Hupster. Un format « snacking » en plus de notre saga du mercredi à retrouver dans votre boite mail pour tenter de comprendre encore un peu plus ce monde de la création un peu fou - il faut bien le reconnaître - qui nous entoure.
🤔 Où l’on apprend que les grands patrons des GAFAM déconseillent leurs services à leurs enfants.
🧨 Au programme : 538 mots pour 2 minutes de lecture.
Enjoy ! David.
La question, elle est vite répondue: « NON ». Mais comme tout est TOUJOURS plus complexe qu’il n’y paraît, on peut affiner. The Guardian, The Hustle et Le Monde y apportent d’ailleurs des éléments de réponses très différentes. Le premier a produit un mini documentaire consacré à ceux qui se sont retrouvés coupés du monde d’Internet à leur insu. Le second a publié un article très réussi d’un de ses journalistes qui s’est mis à régime sec la Big Tech. Le dernier a tué une légende urbaine sur la question des écrans chez les enfants des patrons de la tech.
Trois choses à retenir donc :
1/ Choisir de vivre sans Internet est un luxe
On a l’impression que tout le monde a accès à Internet, que tout s’est démocratisé… Ce n’est évidemment pas le cas et la vidéo du Guardian vient nous le rappeler.
Le média britannique nous raconte le cas de Bel, une personne âgée coupée du monde numérique depuis la mort de son mari. Difficile pour elle à l’heure où la moindre démarche administrative est dématérialisée, y compris pour obtenir le certificat de décès de son époux.
Ou le cas de Joel, activiste LGBT du Nigeria, qui s’est retrouvée en détention en Angleterre. Dépossédée de son téléphone, elle a eu l’impression de perdre sa voix.
Ou encore Jeannette, clouée au lit, qui serait seule sans ce lien.
2/ On peut choisir notre rapport avec Internet, mais c’est dur
Ainsi, Shubman Agarwal, journaliste à The Hustle, a essayé de réduire sa dépendance aux GAFAM dans sa vie de tous les jours durant trois semaines. Première étape : trouver des alternatives. Aucun problème pour les mails mais beaucoup plus difficile quand il s’agit des réseaux sociaux. Sauf à aimer rester seul avec soi-même.
Au lieu d'un sevrage complet, l'auteur a opté pour un « régime végétalien numérique », choisissant soigneusement les technologies qu'il utilise tout en limitant la collecte et le stockage de ses données par les grandes entreprises technologiques. Avant de finir par retourner sur les GAFAM parce que c’est quand même plus simple.
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3/ Ça reste une question d’argent
L’excellent papier de Damien Leloup vient remettre en cause une légende urbaine : les patrons de la tech interdiraient l’accès des écrans à leurs enfants parce qu'ils savent que c’est dangereux pour eux. Comme souvent, c’est plus compliqué que ça. « En réalité, ils font face aux mêmes questionnements et hésitations que tous les autres parents », explique l’article. « Et les patrons milliardaires de la Silicon Valley fixent des règles très similaires à celles qu’établissent, partout dans le monde, des centaines de millions de parents confrontés aux mêmes dilemmes sur le temps d’écran. » Et la fameuse école « sans-écran » où ils sont censés mettre leurs enfants coûte 20.000 dollars par mois et ne peut recevoir que 300 enfants. Soit une infime partie de tous les patrons de la tech que compte la région.
En conclusion : la vraie question n’est pas « Peut-on vivre sans internet ? » mais, ça reste bien « Comment vivre avec ? »
A bientôt pour la nouvelle question Hupster du jour
UN MOT DE NOTRE CHAÃŽNE YOUTUBE
Nous avons publié une nouvelle vidéo sur notre chaîne YouTube dans laquelle on revient sur le destin tragique d’une application mobile qui a tout explosé avant de disparaître du jour au lendemain. Son nom? Flappy Bird. On vous raconte son histoire 10 ans après sa fin prématurée (n’hésitez pas à vous abonner à la chaîne et à cliquer sur la cloche pour ne pas louper nos prochains portraits si ça vous a plu).
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