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Enjoy ! David
Elle pense «tout savoir», elle est aussi «progressiste» que «réactionnaire», elle est «obsédée par le bien-être», elle est «anxieuse», elle veut «travailler autrement», elle est «capricieuse»… Quand on lit toutes les études et tous les articles concernant la Gen Z (les personnes nées entre 1997 et 2010), en résumé, elle existe en deux options : elle est soit mystérieuse, soit elle en a rien à foutre de rien.
Nouvelle pièce à verser au dossier, cette chronique de Nicolas Jutzet dans le journal suisse Le Temps qui se demande si nous aurons un nouveau Bill Gates parmi cette Gen Z qui ne semble guère encline à vouloir embrasser le monde de la start-up.
All eyes on you // © Getty
Au-delà des interrogations sur le fonctionnement des rapports sociaux et des ambitions réelles de cette jeunesse née avec les smartphones, on peut remarquer deux tendances qui se télescopent :
1/ Il est où l’esprit start-up ?
Nicolas Jutzet rappelle que pour Jonathan Haidt, auteur de The Anxious Generation, c’est la première fois depuis les années 1970 qu’il n’y a pas de personnalité marquante dans le secteur informatique âgée de moins de 30 ans. C’était le cas de Steve Jobs et de Bill Gates qui ont fondé des entreprises dans leur vingtaine. Et si on se demande qui parmi cette génération a marqué le monde ces derniers temps, le nom qui lui vient à l’esprit c’est Greta Thunberg. Pas trop l’esprit start-up donc. Mais on ne va pas en tirer des conclusions définitives pour autant, car les plus jeunes de cette génération n’ont que 14 ans. N’oublions pas qu’à cet âge-là , Steve Jobs passait son temps à lire du Shakespeare.
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2/ Professionnelle avant tout ?
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