âïž Hello, jâai lu beaucoup de choses cette semaine, en dehors de lâactualitĂ© internationale brĂ»lante. Evidemment beaucoup dâIA (dĂ©cisions judiciaires sur le fair use et les IA, les premiers effets sur les mĂ©dias qui vivent du trafic Google, RIP la presse SEO, Gaspard G et StĂ©phan BernâŠ), je me suis arrĂȘtĂ© sur une petite innovation qui Ă mon avis pourrait se retrouver sur pas mal de sites de mĂ©dias dâici peuâŠ
đ§š Au programme : 710 mots pour 4â01 minutes de lecture. Merci ! Johan.
Comme je sais que vous aimez bien les trucs de l'histoire des Internets et des mĂ©dias en France, commençons par une anecdote qui remonte dĂ©jĂ une vingtaine dâannĂ©es, disons 2004-2006. Et oui, mon p'tit David, ça nous rajeunit pas.
C'est donc l'époque des premiers blogs. à cette époque-là , pas mal de gens dans les médias se demandaient à quoi ça pouvait bien servir. Et on se posait plein de questions essentielles, genre « les blogueurs sont-ils des journalistes ? », « Les skyblogs font-ils peur aux enfants ? ». Ce qu'on voyait surtout, c'est qu'à la moindre connerie erreur, les blogueuses et les blogueurs ne se privaient pas pour rectifier la connerie erreur, et se lamenter sur notre [incompétence/manque de rigueur].
La relation top down entre nous, les journalistes (le 4e pouvoir, le droit de savoir, lâintelligence faite mĂ©tier) et vous les lecteurs et les lectrices (les vrais gens, vous) venait de prendre un sacrĂ© coup. Du genre « Tu vois, le monde se divise en deux catĂ©gories, ceux qui ont un pistolet chargĂ© et ceux qui creusent.» Nous, on commençait Ă comprendre quâon allait recevoir une cargaison de pelles.
Non seulement certains blogueurs nous donnaient des leçons de journalisme, mais en plus, ils avaient raison. Le pire, c'était quand on interrogeait un expert et que celui-ci nous faisait remarquer qu'on avait rien compris à ce qu'on avait écrit. Bien sûr, ce genre de retours arrivaient déjà dans le monde analogique, mais ils prenaient généralement la forme d'un courrier en bois d'arbre, écrit avec des pleins et des déliés, reçu une semaine aprÚs parution. Et qui finissait rangé dans un grand classeur noir et rond. Pour que ce « rectif », aveu de notre médiocrité, se retrouve imprimé⊠Vous imaginez bien que ça n'arrivait que trop rarement.
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