Hello, je suis toujours saisi par les coïncidences de la vie. Au moment où je me dis qu’il serait sympa de faire la saga de Letterboxd, l’application et le réseau social des cinéphiles, on apprenait la fin de Vodkaster qui proposait le même genre de services en France. Un peu de nostalgie donc au moment d’écrire ces lignes, mais aussi la certitude de l’utilité de plateformes sociales qui promeuvent le partage, le plaisir et l’expérience. Sans haine et sans tumulte.
Les statistiques qui dévoilent le fonctionnement de Letterboxd sont particulièrement riches d’enseignements et vont à l’encontre de ce qu’on imagine. Et c’est tant mieux. Intéressons nous donc à cette histoire si particulière. Et qui a quelque chose à nous apprendre dans la manière de conduire les projets.
🧨 Au programme : 1 097 mots pour 6 min de lecture. Enjoy ! David.
2010-2019 : l’avis est un long fleuve tranquille
La philosophie de Letterboxd, il faut sûrement la chercher dans les origines de l’application. Et dans la tête des deux fondateurs néozélandais, Matthew Buchanan et Karl von Randow. Tous les deux sont des concepteurs web installés à Auckland. Ils ont leur propre studio de création de sites. Ils cherchent un side project, un truc un peu perso sur lequel leur équipe peut s'investir pleinement lorsqu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire.
Nous sommes en 2010 et c’est Matthew Buchanan qui a l’idée le premier d’un réseau social dédié au cinéma. Il faut se souvenir de l’époque. L’idée de partager sa passion du cinéma est dans l’air. On le fait sur les réseaux sociaux. En France, Vodkaster et Sens Critique existent déjà ou presque. Pour les gros fans de d’infos sur les films, il y a IMDb ou Allociné. On peut y laisser des critiques et des avis, comme sur les sites des médias culturels, mais ce n’est pas le coeur de la machine. Et c’est ça que Buchanan et von Randow veulent promouvoir.
Matthew Buchanan et Karl von Randow
Les deux amis lancent leur application et réseau social, Letterboxd. Nom qui vient de Letterboxing, c’est-à -dire le transfert de l’image d’un film tourné dans un format d'écran large vers des formats vidéo de largeur standard tout en préservant son format d’origine.
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