☕️ Hello, c’est David. C’est devenu un lieu commun, voire une blague, de dire que notre société devrait s’inspirer des modèles nordiques. Et bien cette fois, c’est vrai et ça se passe au Danemark.
Le ministre de la culture danois, moins occupé à s’amuser avec l’audiovisuel public, a peut-être imaginé une voie juridique pour répondre à la menace croissante des deepfakes, en reconnaissant aux citoyens un droit plein sur leur image numérique. Cette initiative pourrait redéfinir les droits de la personne à l’ère de l’IA. Pour une fois, le mot inspirant n’est pas usurpé. Je vous explique.
🧨 Au programme : 741 mots pour 5’05’ de lecture. Enjoy ! David.
Comment ça marche ?
Face à l’explosion des deepfakes, ces contenus générés par intelligence artificielle imitant très fidèlement la voix, le visage ou le corps d’une personne, le Danemark a proposé une réforme législative novatrice : inclure l’apparence, la voix et l’image d’un individu dans la loi sur le droit d’auteur.
Comme l’a expliqué le ministre de la Culture Jakob Engel-Schmidt, cette réforme vise à reconnaître que chaque personne possède un droit fondamental sur sa propre identité physique et numérique. La loi définira précisément ce qu’est une reproduction numérique non autorisée et donnera aux citoyens danois le droit d’exiger le retrait de contenus deepfakes nuisibles ou non consentis.
Les plateformes qui refusent de se plier à ces exigences risquent des sanctions financières, voire une intervention de la Commission européenne. Le Danemark espère ainsi inspirer une législation équivalente à l’échelle de l’UE lors de sa prochaine présidence européenne.
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