«L'IA peut créer des expériences fantastiques dans le sport»

👉 Ce que change l'IA pour les clubs, les analystes datas, et les supporters.

Hupster
4 min ⋅ 08/07/2025

☕️ Hello, vous connaissez Antoine Pirovano ? Il est l’un des cofondateurs de Deeptimize, une jeune startup de l’IA qui révolutionne l'analyse vidéo sportive. Comme la période estivale est propice aux grands événements sportifs, je me suis dit que c’était le bon moment de mettre en lumière les athlètes de la «Team France IA» et que cela pouvait vous intéresser.

Et franchement, s’il y a bien un endroit qui peut nous faire comprendre comment fonctionne ces technos, c’est bien le sport et c’est bien Antoine. Des mots simples, des idées claires… On devrait entendre parler d’eux assez vite, dans les grands clubs professionnels et les grandes fédérations mais aussi pour nous, simples spectateurs, pour révolutionner l’expérience des matchs devant nos écrans. 

🤌 Antoine coche toutes les cases de l’excellence française. Prépa maths, école d’ingénieur, il découvre l’IA en 2016 lors d’un stage de fin d’études dans une startup. Ça l’a tellement passionné qu’il a fait un doctorat en intelligence artificielle à Télécom Paris. Après, il a eu envie d’appliquer son expertise au monde qui le passionne : le sport. Ah oui, un dernier truc. Il vient de Toulouse. Donc forcément, on a un peu parlé rugby, Aurélien Rougerie et Brad Pitt. Mon petit cœur de midinette clermontois a vibré. 

🧨 Au programme : 766 mots pour 3’55 de lecture. Enjoy ! Johan.


Vous étiez donc un "early adopter" de l'IA...

« Exactement ! En 2016, on était vraiment en amont de cette vague, et ce boom grand public, qu'on connaît aujourd’hui. Et c'est pourquoi maintenant, avec Deeptimize, notre mission c’est d’emmener sur le marché les technologies de pointe qui émergent des laboratoires français. On s’inspire des derniers papiers de recherche, notamment en vision par ordinateur, et on les adapte aux problèmes spécifiques de l’analyse sportive. Aujourd’hui, détecter une personne dans une image, c’est facile. Mais détecter un plaquage ou un ruck composé de joueurs qui se montent dessus et qui peut prendre plein de formes différentes, là tu as des contraintes supplémentaires !! »

Comment faites-vous pour dépasser cette contrainte?

« Il y a deux types de données dans l’analyse sportive. Les données de tracking - savoir qui est où, comme une minimap avec des points qui bougent - sont déjà bien automatisées avec des GPS ou des systèmes vidéo. Et il y a les données d’événements. Dans un match, tu as des personnes qui «taguent» en direct: quand est-ce qu’il y a une passe, un plaquage, un service... C’est ce que fait une entreprise comme Opta, le numéro 1 des données sportives. Nous, on automatise cette collecte. On est capable d’analyser un match de rugby et de dire combien de joueurs plaquent, si c’est un plaquage offensif ou défensif... On imite ce que fait l’humain, mais en automatique. »

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Hupster

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