🔎 Hello, on vous raconte cette semaine l’histoire de la plus importante chaîne de restauration bio de France. BioBurger, c’est 26 restaurants dans toute la France, près 500 employés, 20 millions d’euros de chiffres d’affaires l’an dernier, des tonnes de steak et de patates bio, des centaines de litres de limonade, bio aussi. Car le bio, c’est la marque de fabrique de cette enseigne qui s’est battue pour proposer ses burgers à des prix accessibles.
C’est surtout un engagement de ses fondateurs qui essayent d’imposer cette idée depuis plus de dix ans maintenant. Ça n’a pas toujours été simple et cette offre novatrice qui paraît évidente désormais a même failli se retourner contre eux. Louis Frack, un de deux cofondateurs, nous raconte ce parcours du combattant où il leur a fallu revoir sans cesse leur business-model. Et imposer leur idée envers et contre tout.
🧨 Au programme : 1 618 mots pour 5 minutes de lecture. Enjoy ! David.
Je rencontre mon associé durant nos études à l'École de Commerce de Paris, à la Défense. Nous sommes en 2008. Il n'y a pas beaucoup de choses à manger autour de notre école. Tous les matins, on discute pour savoir où on va manger, c’est notre rituel. Mais ça finit toujours avec la même chose : des doubles menus étudiants dans des fastfoods. Sauf qu’on a toujours faim après, et il arrive un moment où on finit par trouver ça très fade. En plus, on ne se sent pas très bien après. Nous, ce qu’on veut c’est manger un burger, mais un bon burger.
L’idée, je me souviens très bien, on l’a eue en cours d'anglais, à 10h30, un jeudi matin. Puisque personne ne le fait, ce bon burger, on se dit qu’il faut l’inventer. Et dans les 10 secondes qui suivent, on se dit aussi qu’il doit être bio. À cette époque-là , le bio n’a pas la place qu’il a aujourd’hui. Pour nous, c’est un gage de qualité. Mais pas à n’importe quel prix. On veut que ce ne soit pas plus cher qu’un McDo. Ce sont deux contraintes qu’on s’impose et sur lesquelles on n'a jamais lâché. Et ça ne sera pas simple.
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