Hupster

Tous les jours, une question sur l’économie de la crĂ©ation et tous les mercredis une saga dĂ©cryptĂ©e sur une entreprise qui cartonne 💡

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Par Hupster
28 juin · 8 mn à lire
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👀 Et les mĂ©dias, ils en font quoi des IA ?

👉 Comment ils en parlent et comment ils l'utilisent ?

☕ Hello, on vous propose un gros morceau pour ce week-end : six interviews de responsables de services tech de diffĂ©rents mĂ©dias français. Ça nous a pris du temps mais on a voulu faire une photographie sur la maniĂšre dont ces mĂ©dias traitaient Ă©ditorialement le sujet ou comment ils l’utilisent en tant qu’outil.

đŸ’„ Au programme, 2647 mots mots pour mille heures de lecture. Enjoy et Ă  lundi (on espĂšre) ! David.


Comment les mĂ©dias traitent le sujet de l’intelligence artificielle ? Et comment certains s’en emparent en tant qu’outil ? Pour le savoir, il suffit de demander. Alors j’ai appelĂ© plein de responsables de service tech de plein de mĂ©dias diffĂ©rents, gĂ©nĂ©ralistes, PQR, tĂ©lĂ©vision, natifs


Beaucoup m’ont rĂ©pondu, d’autres non (mais je ne donnerai pas les noms). Et ils m’ont aidĂ© Ă  faire une photographie du traitement mĂ©diatique d’un sujet aussi vaste que l’IA et omniprĂ©sent dans l’actu aujourd’hui.

Comment choisissent-ils leurs angles ? Comment trouvent-ils une valeur ajoutĂ©e pour se dĂ©marquer ? Comment Ă©vitent-ils de faire de la com’ ? Comment ne pas tomber dans l’optimisme bĂ©at ou au contraire, dans la mĂ©fiance a priori ? Comment peut-on faire du journalisme avec l’IA ? VoilĂ  les questions que je leur ai posĂ©es. Et voilĂ  leurs rĂ©ponses.

Une partie de la newsroom du New York Times oĂč visiblement, l'IA a dĂ©jĂ  fait des ravages... // @Getty ImagesUne partie de la newsroom du New York Times oĂč visiblement, l'IA a dĂ©jĂ  fait des ravages... // @Getty Images

Olivier Clairouin, Le Monde

Olivier est une vieille connaissance, on s’est souvent croisĂ©s dans nos mĂ©tiers respectifs. C’est lui qui dirige le service Pixels du Monde, Ă  l’approche Ă  la fois concrĂšte, rĂ©flĂ©chie et pas dupe de la tech.

« L’IA est une thĂ©matique trĂšs transversale. Ça touche Ă  tous les domaines et donc Ă  plusieurs services du Monde : Pixels, Sciences, Économie
 Donc, la premiĂšre chose qu’on doit faire, c’est de se parler entre nous pour se coordonner, Ă©viter de se marcher dessus et pour rĂ©flĂ©chir ensemble. Il y a beaucoup d’articles qui sortent, il y a tout le temps de l’actualitĂ©, alors il faut prendre le temps de discuter pour trouver les bons angles.

En matiĂšre d’IA, l’approche de Pixels est la mĂȘme que nous avons sur tous les sujets : une approche pragmatique. Elle est globalement partagĂ©e au sein du journal, lĂ  oĂč d’autres sujets comme les rĂ©seaux sociaux ou les influenceurs vont provoquer plus de discussions. Sur l'IA, je pense qu'on est assez raccord.

L’enjeu pour nous, c'est de raconter les rĂ©volutions potentielles que l'intelligence artificielle permet sans faire de la futurologie et sans prendre pour argent comptant toutes les prophĂ©ties. On a eu beaucoup d’innovations prĂ©sentĂ©es comme rĂ©volutionnaires ces trois derniĂšres annĂ©es et qui, dans le meilleur des cas, peinent Ă  se rĂ©aliser et dans le pire des cas, sont vraiment des pĂ©tards mouillĂ©s.

J’ai en tĂȘte aussi cette Ă©tude de Reuters Institute qui disait que 60% des papiers publiĂ©s sur la question de l'IA sont des informations en rapport avec des annonces de sortie ou de nouveautĂ©s. C'est-Ă -dire qu'on fait la communication des entreprises. Et ce n’est pas notre mĂ©tier.

Il y a donc deux axes principaux que nous essayons de tenir :

  1. la question des usages, ce que ça change vraiment pour le quotidien des gens

  2. quel prix, quel coĂ»t ça a pour l’utilisateur, quel impact sur les modĂšles Ă©conomiques, sur la vie privĂ©e des gens, sur leurs droits, sur les questions des droits d’auteur


Les articles qui fonctionnent bien chez nous, ce sont ceux qui parlent des deepfakes notamment. On sait aussi que les tests d’un nouvel outil, d’une plateforme, d’un logiciel, d’un modĂšle sont trĂšs lus aussi. Et on a remarquĂ© que notre lectorat aime aussi les sujets qui racontent la maniĂšre dont les mĂ©tiers sont transformĂ©s par l’IA. »

Marine Protais, La Tribune

Marine Protais vient d’arriver Ă  La Tribune. Elle Ă©tait avant Ă  l’ADN oĂč elle traitait dĂ©jĂ  des questions de l’IA. Elle nous raconte son approche et sa maniĂšre de travailler pour se diffĂ©rencier.

« Nous sommes trois personnes pour couvrir toute la tech. Contrairement Ă  d’autres journaux oĂč chacun traite un secteur, nous avons tendance Ă  tout partager entre nous. Il n’y a pas forcĂ©ment de domaine rĂ©servĂ©, et nous traitons tous l’IA Ă  notre maniĂšre, avec nos angles de prĂ©dilection. Moi je m’intĂ©resse plus aux questions rĂ©glementaires. Ça permet aussi de faire face au cĂŽtĂ© cyclique de l’info. Il y a deux ans, c’était les NFT. Aujourd’hui, c’est beaucoup beaucoup l’IA.

La question est de savoir comment on Ă©quilibre le traitement de ce sujet entre les questions Ă©conomique, capitalistique, technologique, les usages
 Moi je sais que je fonctionne un peu par marotte durant un moment. Par exemple, je m’intĂ©resse actuellement Ă  toute l'idĂ©ologie qu'il y a derriĂšre les IA, comme l’altruisme effectif et le long-termisme. Et j’essaye de traiter l’actualitĂ© Ă  travers ce prisme. Ça permet de se diffĂ©rencier. Je vais donc creuser ce thĂšme en profondeur durant trois mois et ensuite, je vais passer Ă  autre chose.

Un de mes collÚgues, lui, suit de trÚs prÚs la sortie des modÚles, la course à la performance. Il est trÚs calé et spécialisé là-dessus, il peut ainsi traiter les infos de maniÚre beaucoup plus fine.

Nous ne pouvons pas ĂȘtre exhaustifs, mais par contre, soyons trĂšs bons sur certains sujets. Ça nous fera notre diffĂ©rence avec les autres mĂ©dias. Traiter la mĂȘme actualitĂ© alors dix autres l’ont dĂ©jĂ  fait, ce n'est pas possible. Peut-ĂȘtre qu’en France, on a tendance Ă  se concentrer sur les entreprises et l’économie pure et dure. C’est vrai qu’aux Etats-Unis, la presse Ă©conomique se laisse la libertĂ© de faire des sujets un peu plus sociĂ©taux. On essaye d’avoir ça en tĂȘte Ă  La Tribune.

On sait que notre lectorat s’intĂ©resse beaucoup Ă  la sortie des nouveaux modĂšles. DĂšs que nous avons une exclusivitĂ© sur ces sujets, ça fonctionne aussi trĂšs bien. Ça Ă©tĂ© le cas par exemple avec l’interview du PDG de Deepl qui ne parle pas beaucoup et qui m’a accordĂ© un entretien. Globalement, ça fonctionne mieux dĂšs qu’on a une info Ă  nous.‹ »


UN MOT DE NOTRE SPONSOR

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Ingrid Vergara, Le Figaro

Ingrid Vergaga est rĂ©dactrice en chef du service Tech et MĂ©dias du Figaro, un journal qui a souvent Ă©tĂ© en pointe sur le traitement des nouvelles technologies. Son focus, c’est l’applicatif.

« Historiquement, ce sont les journalistes tech du journal qui ont Ă©tĂ© en premiĂšre ligne. Notamment quand on a vu arriver ChatGPT. Mais c’est une question aujourd’hui qui touche tous les services, la culture, l’économie et nous au service Tech et MĂ©dias, puisque nous sommes un service regroupĂ©. Et c’est vrai que les mĂ©dias sont un secteur parmi les plus touchĂ©s par les transformations liĂ©es Ă  l’IA.

On nous annonce une rĂ©volution en permanence, mais justement, la question qui se pose pour nous, c’est la maniĂšre dont les secteurs en gĂ©nĂ©ral et les entreprises en particulier s’emparent de cet outil. J’ai fait un premier sujet sur la banque Ă  un moment oĂč ce n’était encore pas vraiment concret. Mais en train de le devenir au fur et Ă  mesure que les spĂ©cialistes dans chaque domaine Ă©conomique et industrielle s’en emparent. Et nos sujets deviennent de plus en plus concrets.

On a des discussions entre les journalistes de chaque secteur pour essayer de trouver des illustrations intĂ©ressantes. On l’a fait rĂ©cemment sur l’automobile par exemple.

On parle beaucoup des modĂšles mais le cĂŽtĂ© applicatif est un peu plus intĂ©ressant parce qu'il est moins occupĂ© et tout Ă  fait incertain aujourd'hui. On ne veut pas ĂȘtre dans la course aux modĂšles, c’est quelque chose qui occupe beaucoup d’espace mĂ©diatique, et ils se vantent tous d’ĂȘtre le meilleur. Alors nous, on se dit que voir comment les entreprises s’en emparent est peut-ĂȘtre le meilleur moyen de les tester.

Ce qui intĂ©resse beaucoup notre lectorat, c'est la maniĂšre dont certains mĂ©tiers commencent Ă  ĂȘtre vraiment impactĂ©s. On a fait des focus sur le monde de l'Ă©dition, sur les mĂ©tiers du doublage, dans l'interprĂ©tation, etc. C’est lĂ  que nous pouvons avoir de la valeur ajoutĂ©e.

Nous sommes dans une phase un peu attentiste, une sorte d’entre-deux, les entreprises restent en observation, en attendant de voir ce qui arrive. J’ai trouvĂ© par exemple que l’IA Ă©tait partout Ă  Vivatech mais qu’il n’y avait pas eu une si grosse couverture mĂ©diatique que ça.

On garde aussi en tĂȘte qu’on s’est beaucoup emballĂ©s sur les NFT, les cryptos. Il y avait des pĂ©riodes un peu bĂ©ates oĂč chaque annonce donnait lieu Ă  un sujet. Aujourd’hui, on prend davantage de recul par rapport Ă  toutes ces annonces, on essaye de ne pas ĂȘtre dans le discours marketing. »

François Sorel, BFMTV

François Sorel est le prĂ©sentateur de Tech&Co, une Ă©mission quotidienne et incontournable de la tech. L’IA, il en parle tous les jours. En essayant de garder la tĂȘte froide.

« C’est vrai que l’actu autour de l’IA a tendance Ă  vampiriser les sujets tech aujourd’hui. Mais pour moi, c’est un peu diffĂ©rent. Je prĂ©sente une Ă©mission sur la tech tous les soirs, la tech c’est mon carburant et il n’y a pas un soir oĂč je ne parle pas de l’IA, c’est un sujet qui est tellement riche, oĂč l'actualitĂ© est tellement dĂ©bordante, variĂ©e d'un jour Ă  l’autre. Tout va trĂšs vite donc je dois en parler tous les soirs. Ça ne m’empĂȘche pas d’essayer d'avoir le recul nĂ©cessaire par rapport Ă  cette technologie.

L'IA gĂ©nĂ©rative rĂ©volutionne plein de secteurs. Comme Internet l’a fait en son temps. Il y aura une pĂ©riode d’adaptation, il va falloir apprendre Ă  le maĂźtriser mais je veux rester dans l’optimisme. Je pense que la tech apporte plus qu'elle ne retire au final. J’aime remettre tout ça en perspectives.

C’est vrai qu’on a en tĂȘte ce qu’il s’est passĂ© avec le Metavers qui Ă©tait au cƓur de toutes les discussions il y a deux ans et dont on parle moins aujourd’hui. Mais je pense que ça n’a rien Ă  voir. On avait trĂšs vite identifiĂ© les obstacles Ă  son dĂ©veloppement, le hardware, les technologies pas au point, l’isolement
Alors qu’on perçoit trĂšs vite l’intĂ©rĂȘt et la puissance d’un ChatGPT.

Il y a un sujet qui est, Ă  mon avis, important et il faut le traiter, c'est tout ce qui touche Ă  la souverainetĂ©. C'est un peu un mot de tarte Ă  la crĂšme, mais en fait la question que je pose souvent, c’est la suivante : est-ce que c'est pas dangereux de confier toutes ces requĂȘtes Ă  des acteurs amĂ©ricains, voire chinois ? 

Est-ce qu'il ne faudrait pas une intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative française, qui nous ressemblerait et apporterait une espĂšce de souverainetĂ©, de l'indĂ©pendance dans ce domaine-lĂ  ? Ce sujet majeur commence Ă  intĂ©resser les dĂ©cideurs, inquiets de confier toutes les donnĂ©es stockĂ©es Ă  l’étranger. »‚

Philippe Boissonnat, Ouest-France

Philippe Boissonnat est l'un des trois rĂ©dacteurs en chef de Ouest-France. Il est tout particuliĂšrement en charge des chartes de ce grand quotidien rĂ©gional. A ce titre, c’est lui qui mĂšne la rĂ©flexion sur l’utilisation de l’IA comme outil dans tous les services du journal.

« À Ouest-France, nous avons tout un tas de chartes sur les faits divers, sur la place des femmes, sur l'environnement mais nous n’en avons pas sur l’IA. Il y a un an, nous avions commencĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  l'Ă©criture d’une charte sur ce sujet, mais en fait nous ne savions pas de quoi nous parlions. Nous n’avons pas assez pratiquĂ©, pas assez regardĂ© comment ça fonctionnait pour se donner des repĂšres clairs. En plus, ça nous paraissait un peu contre-nature de commencer par mettre des garde-fous sur des questions d’innovations.

On a dĂ©cidĂ© de procĂ©der autrement parce qu'on est bien conscient qu'Ă  terme, il faut s'attendre Ă  ce que l'IA soit partout. De fait, elle est dĂ©jĂ  prĂ©sente dans des tas d'applications qu'on utilise tous les jours, Ă  commencer par les correcteurs orthographiques. Et ça ne concerne pas que le journalisme dans une entreprise comme la nĂŽtre, il y a la pub, l’administratif
 Donc on a dĂ©cidĂ© de regarder ce que l'IA pourrait nous proposer. Et ensuite on Ă©crira une charte.

La mĂ©thode qui a Ă©tĂ© la nĂŽtre, ça a Ă©tĂ© de diffuser fin 2023, Ă  l'ensemble des salariĂ©s de l'entreprise, non pas une charte mais juste une note de service sur le bon usage de l'intelligence artificielle dans l’entreprise avec deux points essentiels :

  1. nous avons interdit l’usage de toute IA externe.

  2. nous avons annoncĂ© que nous Ă©tions en train de nous doter d’une IA maison, baptisĂ©e Muse. Une IA conçue avec Microsoft pour que toutes les donnĂ©es qu’on lui confie restent chez nous, avec des serveurs en Europe.

Pour le moment, Muse a vocation Ă  nous servir de bac Ă  sable. Les personnes qui veulent l’utiliser, font une demande sur la base d’un projet, et gĂ©nĂ©ralement, c’est acceptĂ©. Nous avons plus de 200 utilisateurs actuellement. Ce qui nous manque encore, c’est d’accompagner tout le monde par de la formation.

Nous savons trĂšs bien que l’IA ne va pas nous pondre un Ă©dito. Ce que nous sommes en train de tester, ce sont des rĂ©sumĂ©s automatiques, de la gestion des rĂ©sultats sportifs, de la sĂ©lection pertinente d'idĂ©es de sorties Ă  partir de nos bases de donnĂ©es. L'idĂ©e, c'est qu'on fait tourner le test le temps nĂ©cessaire, peut-ĂȘtre trois mois ou six mois, et on fait un bilan : est-ce que c’est efficace, est-ce que ça rĂ©pond Ă  une demande, est-ce qu’on gagne du temps ou pas, est-ce que c’est fiable
 ?

On est dans la phase oĂč on se pose toutes ces questions-lĂ . Ce qu’on veut favoriser, c’est que les idĂ©es viennent du terrain, que les gens puissent se libĂ©rer de tĂąches fastidieuses pour se concentrer sur des choses plus intĂ©ressantes.‹ »

Harold Grand, Loopsider

Harold Grand est chef d’édition Ă  Loopsider. Et il est coauteur avec moi de la version newsletter d’Hupster. Ce qui est intĂ©ressant (objectivement), c’est que Loopsider est en train de mener des expĂ©rimentations concrĂštes.

Chez Loopsider, la question de la R&D, des datas et des algorithmes est partie intĂ©grante aux projets Ă©ditoriaux que nous menons. Sur la question des IA, on travaille dans deux directions. La premiĂšre, c’est l’utilisation des donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es par nos vidĂ©os. Avec elles, notre Ă©quipe de datascientists a conçu des algorithmes de machine learning qui analysent les performances des vidĂ©os sur l’ensemble des rĂ©seaux sociaux et plateformes, et qui rĂ©ussissent mĂȘme Ă  consolider automatiquement des contenus publiĂ©s sur plusieurs plateformes diffĂ©rentes grĂące Ă  des techniques de deeplearning. 

Cette IA, qui s’appelle Sherpai (c’est le sponsor de cette newsletter NDLR) donne des mĂ©triques trĂšs prĂ©cises et trĂšs fines. C’est un outil hyper puissant, unique en Europe, qui nous permet de comprendre les secrets des plateformes, ce qui intĂ©resse les communautĂ©s en temps rĂ©el. Les principaux mĂ©dias français sont dĂ©jĂ  abonnĂ©s Ă  cet outil.

Et il y a l’autre IA, gĂ©nĂ©rative celle-ci, dont tout le monde parle. Ça fait Ă  peu plus d’un an qu'on a commencĂ© la rĂ©flexion, avec Arnaud Maillard, un des cofondateurs de Loopsider, et Jorge Bravo Bertoglio, le CTO de Loopsider. Mais cela ne fait que 6 mois qu’on est passĂ© en mode actif, avec la crĂ©ation d’un programme qui nous permet d’utiliser plusieurs IA gĂ©nĂ©ratives afin de rĂ©aliser plusieurs types de tĂąches.

La premiĂšre est encore en phase de test. L’idĂ©e, c’est de nourrir ce logiciel de scripts de vidĂ©os et de lui demander d’en faire un rĂ©sumĂ© en 200 mots, ce qui reprĂ©sente une minute de vidĂ©o environ. À chaque fois, nous pouvons choisir l’IA avec laquelle nous voulons travailler : Anthropic, Perplexity, Claude, ChatGPT ou Mistral. Et ensuite, nous Ă©valuons la qualitĂ© de ce rĂ©sumĂ© sur le fond et la forme, sa pertinence Ă©ditoriale, etc. 

DeuxiĂšme tĂąche, Ă©videmment la question de la voix automatique et ça, c’est opĂ©rationnel. Il nous suffit d’introduire un script dans notre plateforme, choisir une voix
 Le rĂ©sultat est bluffant. Le ton change avec la ponctuation, et il faut penser les scripts comme des prompts. Savoir ce qui est possible de faire et savoir le faire sont deux choses trĂšs diffĂ©rentes. C’est la base pour toutes les rĂ©flexions Ă  venir sur l’utilisation des IA gĂ©nĂ©ratives. Sinon, on parle dans le vide. 

TroisiĂšme cas, nous utilisons l’IA pour faciliter l’écriture des posts sous les vidĂ©os. On va mettre le script de la vidĂ©o dans notre outil, on va choisir une IA et elle va nous proposer 20 titres et 20 propositions de posts. Parfois, l’IA est meilleure que l’humain, ou nous ouvre des possibilitĂ©s auxquelles nous n’avions pas pensĂ©es, et ça c’est dĂ©routant, Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre surprenant.

 À lundi pour une nouvelle question Hupster



UN MOT DE NOTRE CHAÎNE YOUTUBE

Cette semaine sur notre chaĂźne YouTube, on vous dresse le portrait d’un fou, d’un gĂ©nie, d’un visionnaire, d’un libertarien, d’un proche de Trump, d’un grand leader de la Silicon Valley qui a fondĂ© des empires comme PayPal. Oui, tout ça en mĂȘme temps et cet homme c’est Peter Thiel. On dĂ©crypte son parcours avec le journaliste spĂ©cialiste de la surveillance numĂ©rique Olivier Tesquet. Pour en voir plus, c’est ici.


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